La taille unique est très présente dans la mode pudique.
Sur le papier, elle paraît pratique : une coupe très ample permettrait de convenir à un maximum de femmes.
Et pour certaines pièces, cela peut effectivement fonctionner.
Mais pour d’autres vêtements, j’ai choisi de faire autrement chez MBASHOP.
Parce qu’être large ne signifie pas forcément être adapté à toutes les morphologies.
Nous n’avons tout simplement pas toutes les mêmes proportions
Deux femmes peuvent porter la même taille de vêtement tout en ayant des proportions complètement différentes.
Et surtout, une femme d’1,55 m et une femme d’1,75 m n’auront pas les mêmes besoins en matière de longueur.
Sur une abaya, quelques centimètres peuvent suffire à faire toute la différence : trop courte, elle ne donne plus le résultat recherché ; trop longue, elle traîne au sol et devient inconfortable.
La largeur seule ne règle donc pas tout.
L’ampleur doit elle aussi être réfléchie
Créer un vêtement pudique ne consiste pas non plus à ajouter le maximum de tissu possible.
Une coupe très large peut être magnifique sur une morphologie et devenir disproportionnée sur une autre.
C’est là que le patronage prend toute son importance.
Les épaules, la longueur des manches, le volume général ou encore l’emplacement de certaines découpes peuvent modifier complètement le rendu d’une pièce.
Pourquoi proposer plusieurs longueurs ?
Lorsque le modèle le permet, proposer différentes longueurs permet simplement de se rapprocher davantage de la réalité des femmes qui vont porter le vêtement.
L’objectif n’est pas de créer une coupe totalement différente pour chaque personne.
Il s’agit plutôt de ne pas demander à toutes les femmes de s’adapter au vêtement, lorsque certains ajustements peuvent être prévus dès sa conception.
La taille unique n’est pas forcément mauvaise
Je ne souhaite pas non plus dire qu’elle doit disparaître.
Certaines pièces s’y prêtent très bien : un khimar, une cape ou certains vêtements volontairement très amples peuvent fonctionner sans multiplication des tailles.
La question que je me pose est plutôt :
Est-ce que la taille unique a du sens pour ce modèle précis ?
Si oui, je la conserve.
Si la longueur, les proportions ou la construction nécessitent plusieurs options, alors je préfère les proposer.
C’est finalement le même principe que pour mes matières : ne pas appliquer une règle à toutes les créations, mais réfléchir à ce dont chaque vêtement a réellement besoin.